Trouver le mot juste

Editorial
Édition
2023/37
DOI:
https://doi.org/10.4414/bms.2023.22144
Bull Med Suisses. 2023;104(37):3

Publié le 13.09.2023

Les mots sont des déclencheurs émotionnels. Pour le meilleur et pour le pire. Au travail ou dans l’éducation des enfants, la façon de manier la communication verbale et non verbale a un sens. Ainsi, dans un contexte médical, il est donc peu surprenant que les suggestions durant la transe hypnotique aient également un effet. L’hypnose? Nombreux sont ceux qui l’associent encore à du charlatanisme ésotérique ou à de la manipulation pure et simple. Ursula Speck, anesthésiste et médecin en soins intensifs à l’hôpital cantonal de Saint-Gall, voit les choses différemment: «L’hypnose médicale est une méthode simple, peu coûteuse, sans effets indésirables et sûre, qui permet de renforcer le confort des patients et de réduire le besoin en médicaments.» Ne serait-il donc pas grand temps de tordre le cou à ces préjugés? Lisez l’article de couverture de Martina Huber à partir de la page 12.
Magdalena
Mühlemann
Responsable contenu scientifique, formation postgrade et continue
magdalena.
muehlemann[at]emh.ch
Docteur, un mot! L’interaction patient-médecin ou médecin-médecin par téléphone, en visioconférence, en somme sans contact physique direct, doit désormais être officiellement autorisée – et pas uniquement via les centres de téléconsultation. Le 8 juin 2023, la Chambre médicale de la FMH a inscrit dans son code de déontologie la possibilité de pratiquer la télémédecine. De cette façon, les premières pierres de l’intégration de la télémédecine dans le paysage sanitaire suisse ont donc été posées, écrit Alexander Zimmer, chef du département eHealth de la FMH, dans l’éditorial en page 30. Il faut maintenant s’attendre à des adaptations cantonales quant aux lois sur la santé. Il reste encore beaucoup à définir et à clarifier, notamment en ce qui concerne la protection des données et l’obligation de documentation.
La patiente obèse présentée par Daniel Schweckendiek et al., dans leur «cas particulier» en page 52, a dû littéralement lutter pour trouver ses mots. Une dyspnée progressive l’avait clouée en quelques semaines dans un fauteuil roulant. Aucune cause pulmonaire ou cardiaque n’a été trouvée. Ce n’est qu’après avoir mesuré la saturation en oxygène en position debout que l’équipe médicale traitante s’est trouvée sur la bonne piste. En effet, contrairement à la position couchée, la saturation en oxygène a nettement baissé, et une tachycardie réactive, des vertiges ainsi qu’une cyanose des lèvres sont apparus. L’auriez-vous su? C’était le foie! Vous trouverez le commentaire de Lars C. Huber sur le rapport de cas en page 55.

Avec la fonction commentaires, nous proposons un espace pour un échange professionnel ouvert et critique. Celui-ci est ouvert à tous les abonné-e-s SHW Beta. Nous publions les commentaires tant qu’ils respectent nos lignes directrices.